Le nazi


« QUI MAL FERA MAL TROUVERA ! »
Dicton populaire

SEWARD ALASKA

Quelques jours plus tard.

Heinz Hadrich dans le solarium de la maison de repos réfléchissait en contemplant le paysage grandiose bleu et blanc.
Il ne se serait jamais douté, lui qui se pensait mentalement inébranlable, qu’il se retrouverait un jour dans un établissement de soins psychiatriques.
En son temps il avait contribué à débarrasser le troisième Reich des malades mentaux inutiles.
Son ordonnance s’approcha de lui…..
Dans ce lieu calme et clair il se sentait capable de poser à nouveau des questions :
« Je n’ai pas encore eu l’occasion de vous demander votre nom ? »
« Je me nomme Rémi Cartier mais on m’appelle Kleiner Prinz ! »
« C’est un nom de consonance française, et votre surnom…. Vous faites partie de la noblesse ? »
Le jeune homme répondit :
« On peut le dire comme çà, c’est une longue très longue histoire. »
Heinz intrigué essaya d’en savoir plus :
« Le Letzreich tolère les titres de noblesse ? »
Kleiner Prinz changea de sujet :
« Cela n’a pas grand intérêt, je suis sûr qu’il y a d’autres motifs qui vous préoccupent plus. »
Le major n’insista pas en pensant : « C’est exact, mais cela ne m’empêchera pas de me renseigner par ailleurs ! »
Puis il posa la question qui le taraudait depuis plusieurs jours.
« Vous vous souvenez de cet incident lors du défilé dans la Führer avenue ? »
Son guide acquiesça :
« Parfaitement,…… Disons que c’est une conséquence de la sélection génétique et des bouleversements des équilibres de la planète. »
Heinz s’étonna !
« Mais notre science, nos armes secrètes ? »
Son informateur lui confirma :
« Justement ! Souvenez-vous, juste avant votre mort, une course contre la montre était engagée. Le troisième Reich était ébranlé, les Soviétiques à l’Est reprenaient le dessus, partout ailleurs depuis l’entrée en guerre des Etats Unis l’étau se resserrait autour de l’Allemagne.
Heureusement, nos savants et ingénieurs ont réussit à mettre au point et à temps nos armes secrètes, notamment les avions à réaction, les V2 et surtout la bombe atomique. »
Hadrich se souvint :
« J’ai vaguement été informé au sujet du moteur à réaction pour nos avions et du V1, mais j’ignore tout au sujet du V2, j’imagine qu’il s’agit d’un V1 amélioré, quant à la bombe atomique je n’en n’ai jamais entendu parler? »
Son ordonnance précisa :
« Le V2 était effectivement un V1 amélioré qui pouvait porter, tout comme nos bombardiers équipés de moteurs à réaction, la bombe atomique très loin et d’une manière très précise chez l’ennemi.
Sachez aussi à la bombe atomique était une bombe très puissante qui possédait trois effets le premier la chaleur, le second le souffle et pour finir la radioactivité.
Vous connaissez les deux premiers effets que l’on trouve dans une bombe classique à la différence prés qu’avec une seule bombe de ce type vous détruisez ce que des millions de bombes classiques pourraient endommager.
Lors de l’explosion la chaleur dans un rayon de un kilomètre est de plusieurs millions de degrés tout est vaporisé, puis une onde de choc se déplace à mille kilomètres heure, sur deux kilomètres tout est rasé.
Après intervient la radioactivité c’est un effet pernicieux qui selon la dose reçue va se faire ressentir sur les êtres vivants et l’environnement dans un délai de un jour, un mois, un an, cent ans et même plus.
Le problème c’est que, à cette époque on ne connaissait pratiquement rien sur l’irradiation.
Et dans l’urgence de raser les grandes villes des alliés pour obtenir la reddition des ennemis du Reich et ne pas perdre la guerre, nous avons utilisé cette dernière sans vergogne.
Nous avons effectivement soumis tous nos adversaires c’est à dire le reste du monde.
En contre partie des régions entières ont été contaminées pour des siècles et de nouvelles maladies sont apparues.
Le peuple allemand s’est réservé les zones saines, comme celle où nous nous trouvons actuellement en Alaska !
Et la nouvelle bataille à mener, c’est de protéger ces nouveaux territoires en évitant les immigrations d’étrangers irradiés et en empêchant les eaux et les nuages radioactifs d’y pénétrer ! »
Le jeune homme fit une pause pour permettre à Hadrich de digérer son exposé.
Celui ci resta silencieux un instant et demanda :
« Vous parlez de cette bombe effroyable au passé, je suppose qu’elle n’existe plus aujourd’hui ! »
Kleiner Prinz acquiesça :
« En effet. »
Le soulagement de son interlocuteur fut de courte durée :
« Le Letzreich a encore amélioré ses armes de destruction massives aujourd’hui une seule de cette bombe peut détruire la planète entière, et nous en avons des milliers ! Nous possédons aussi d’autres moyens encore plus puissants capables de faire disparaître notre univers ! »
Heinz en eu froid dans le dos ! Et n’eut pas le temps de demander quelle pouvait bien être l’utilité d’avoir de telles armes suicidaires pour combattre des ennemis pratiquement à genoux ?
Kleiner Prinz continua
« Pour être complet je dois aussi vous parler des sélections génétiques.
Vous n’ignorez pas que le souci premier du Reich, c’est la pureté de la race Aryenne.
Après la victoire l’Allemagne a trié les meilleurs représentants de la race supérieure pour produire la race pure.
Par la suite nos médecins ont réussit la reproduction en laboratoire. Aujourd’hui il est interdit de procréer de façon naturelle.
Et c’est là que je voulais en venir, certains savants et dignitaires Nazis pensent aujourd’hui que les effets conjugués des radiations et des manipulations génétiques ont au contraire dénaturé notre race !
Et selon eux le type d’incident du défilé en serait une résultante physiologique.
Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est qu’ils pensent que nous sommes entrés dans une phase de dégénérescence mentale.
Je vous ai empêché de manifester votre curiosité en public car il est strictement interdit d’évoquer ces sujets sous peine de mort.
Et je ne vous souhaite pas la mort par désintégration graduelle ! »
« La mort par désintégration graduelle ? » Répéta le Major machinalement.
Son guide semblant prendre cette remarque pour une invitation à poursuivre précisa :
« Ne vous inquiétez pas je sais que vous êtes un spécialiste en techniques de mise à mort, et il est prévu de vous faire assister à une démonstration !
Vous allez vous régaler, vous pourrez même procéder à quelques exécutions pour vous rappeler le bon temps en attendant de reprendre du service ! »
Et le jeune homme accompagna ses paroles d’un geste qui était resté imprimé dans les souvenirs du Major malgré les siècles :
Il passa son index droit sous son cou de gauche à droite !
Le malaise reprit comme une gangrène.
Kleiner Prinz poursuivit :
« Quand vous serez rétablis vous prendrez un poste de directeur dans un camp d’extermination en alabama ! »
Heinz Hadrich reconnaissait maintenant son interlocuteur. Bien qu’il soit d’une taille supérieure et d’un aspect plus viril, bien que sa peau paraisse synthétique, il s’agissait du jeune garçon chauve aux grands yeux qui lui avait à plusieurs reprises fait ce geste quelques siècles auparavant !
Il ne se sentait pas capable de ‘’reprendre du service’’et de vivre à nouveau perpétuellement dans l’odeur de la mort.
Tout en étant conscient qu’il risquait de perdre sa nouvelle vie d’une manière qu’il n’osait imaginer, il décida de poser des questions interdites :
« Je suis surpris d’apprendre qu’il reste encore des camps d’extermination ? Depuis tout ce temps vous n’avez pas terminé le travail ? »
La réponse fut immédiate :
«Je vous ai déjà expliqué c’est de la politique de gestion des masses, il faut toujours un ennemi intérieur et extérieur au Reich pour fonctionner, il faut le gérer, le contrôler, le laisser se reproduire juste assez pour alimenter les usines de mort, ainsi ceux qui sont du bon coté tiennent leur rang et ne posent pas de problèmes. »
Ce n’est pas l’avenir que le Major imaginait, mais en y réfléchissant, avec le recul, il ne pouvait que constater une logique implacable au déroulement des évènements.
Il lança à brûle pourpoint :
« Qui êtes vous ? Je vous ai déjà rencontré en Pologne dans les années quarante. »
Sans se démonter son étrange interlocuteur acquiesça :
« C’est vrai, vous n’avez pas le monopole de la résurrection ! Seul Dieu…ou le diable, savent pourquoi le Letzreich a jugé bon de me donner une seconde vie ?
Peut-être suis-je votre ange gardien ?
En votre temps vous avez fabriqué un nombre imposant de petits anges !
Peut-être suis-je la réincarnation de l’un d’entre eux ? »
Heinz sentait à nouveau monter l’angoisse, il n’avait jamais cru à toutes ces histoires d’au-delà, de paradis, d’enfer ou de la survie de l’âme. Et pourtant il se trouvait en face d’un phénomène très troublant. A moins qu’il ne soit en train de devenir fou !
Ne se sentant pas capable de poursuivre la conversation dans cette voie, il aborda un autre sujet :
« J’aimerais changer de spécialité ! Ne pouvez vous pas intervenir auprès de personnes bien placées pour me confier un autre travail ? »
Son jeune guide réfléchit :
« Je vais faire le maximum, mais je ne peux pas annuler le rendez-vous avec Hans Frank, ce serait trop dangereux.
Il est tellement fier de vous présenter ses techniques de désintégrations…. »

----------------------------------------------------------------------------

Ville de Neu Dresde (Anciennement nommée Montgomery) ALABAMA.
Centre d’élimination par désintégration.

«Quand vous aurez assisté à la démonstration, je suis persuadé que vous changerez d’avis au sujet de votre nouvelle affectation, travailler pour les généticiens quelle idée saugrenue !
Si vous changez d’avis je me fais fort de vous trouver un très bon poste ici. »
Déclara Hans Frank en posant sa main sur l’épaule du Major Hadrich.
Heinz fit un terrible effort pour ne pas réagir à ce contact.
Les bienfaits des quelques mois passés dans le centre de remise en forme dans les paysages sobres et glacés de l’Alaska, s’étaient effacés pour lui.
Dés l’arrivée au premier poste de garde, puis de franchissements en franchissement de barrières et de systèmes de sécurité il avait reconnu l’odeur très caractéristique de la mort.
Et même ces installations toutes modernes, cliniques et propres qu’elles fussent ne pouvaient pas l’effacer.
Il n’avait qu’une envie, sortir rapidement de cet endroit et en rester le plus éloigné possible !
Le petit groupe constitué de Hans Frank, du Major, du Kleiner Prinz, et de quatre gardes entrèrent dans un poste de commandes qui se trouvait au-dessus d’une grande salle blanche.
Le maître de cérémonie leur fit signe de s’installer dans des sièges confortables.
Puis on fit entrer quatre suppliciés nus, des hommes très beaux à la peau noire.
A cet instant Hadrich réalisa que depuis son arrivée sur le territoire des ex États-Unis il n’avait rencontré aucun homme de couleur. Il comprit maintenant quels étaient les nouveaux indésirables à éradiquer.
Deux techniciens aidèrent Hans à installer un petit équipement devant sa bouche et le long de ses bras, puis il descendit vers les condamnés très fier de lui.
Le Major reconnu dans leurs yeux la terreur et la résignation de ceux qui allaient à l’abattoir.
Puis il entendit la voix de Frank comme si celui-ci lui parlait à quelques centimètre de l’oreille.
« Je vous explique, je suis muni de pinceaux désintégrateurs et avec de l’entraînement je vais vous montrer ce que l’on peut faire. Tu vas voir Heinz c’est beaucoup plus amusant que de faire des abat-jour en peau humaine ! »
Il fit signe à l’un des condamnés de s’avancer, puis ce dernier, tremblant de peur, pris une position bien campée sur ses jambes.
Kleiner Prinz murmura à l’oreille de Heinz :
« Cet homme à été préparé spécialement au spectacle en échange de sa coopération, on lui à promis qu’il ne souffrirait pas…. »
Puis le tortionnaire fit quelques mouvements rapides des bras. Rien ne sembla se passer, le supplicié n’avait pas bougé d’un millimètre, un léger chuintement s’était fait entendre.
Tout le monde était immobile et silencieux ! Puis le Major reconnu bien que très discrète l’odeur de la chair humaine brûlée.
Hans Frank s’approcha de sa victime qui restait immobile dans son étrange position, seuls ses yeux étaient animés, puis il lui balaya la jambe de sa botte, le malheureux s’effondra en morceaux découpés, comme un château de cartes.
Le bourreau se tourna vers son public pour leur fournir des explications :
« C’est un phénomène très curieux, les rayons des désintégrateurs sont tellement fins et puissants qu’ils tranchent et ressoudent pratiquement aussitôt les tissus et les os, à condition de pratiquer rapidement et que la victime ne soit pas en déséquilibre. »
Pendant qu’il parlait en leur tournant le dos les trois autres condamnés amorçaient une attaque désespérée.
L’un des gardes prévint Hans, qui se retourna et balaya les trois hommes d’un rayon à mi-hauteur, ceux-ci coupés en deux au niveau des hanches tombèrent à quelques mètres de lui, il fit à nouveau demi-tour et rejoignit le groupe ignorant les râles d’agonie de ses nouvelles victimes.
« Qu’en dis-tu Heinz ! Quel progrès depuis les chambres à gaz !
Nous allons maintenant assister à une exécution de masse. »
Dit-il en s’asseyant au milieu de ses compagnons.
Une intense activité se manifesta dans la salle blanche, le sol fut rapidement nettoyé puis des parois translucides sortirent du sol pour former un espace rectangulaire bientôt remplit d’une centaine d’hommes de couleur.
Frank donna un petit boîtier de commande au Major et lui dit :
« A toi l’honneur, tu n’as qu’à appuyer une fois sur le bouton lumineux ! »
Hadrich, qui voulait en finir rapidement, s’exécuta, une voix synthétique déclama ‘’séquence verdampfung’’ ( séquence vaporisation ), une sorte de flash bleuté se manifesta dans la chambre transparente, il crût y apercevoir à l’intérieur fugitivement des silhouettes longilignes, très rapidement les vapeurs furent aspirées. Et cet endroit qui contenait, il y a quelques secondes, plusieurs dizaines de condamnés était à présent parfaitement vide !

-------------------------------------------------

Dans la navette volante qui les ramenait à leurs appartements le Major encore ébranlé par cette expérience décida de faire part à son jeune compagnon de sa décision :
« Il n’est pas question que je passe ma vie dans ce genre d’endroit, je préfère encore me suicider ! »
Celui-ci fit mine de s’étonner :
« Nous pensions que vous seriez heureux de retrouver vos anciens amis et de pratiquer encore plus efficacement votre ancien travail ? »
Heinz déterminé, décida de continuer à jouer cartes sur table :
« Je ne vous crois pas ! Je ne crois pas que vous pensez ce que vous venez de dire ! Depuis le début je me demande quel rôle vous jouez dans tout cela, vous ne faites pas partie de ce monde, je le sens, qui êtes-vous ? »
Kleiner Prinz le fixa de ses grands yeux, dans son regard il y avait tous les grands yeux des petites victimes de Treblinka, Hadrich se calma aussitôt.
Le jeune homme lui dit :
« Je ne suis rien d’autre que ce que je vous ai dit, reconstitué comme vous, je suis là pour vous guider et vous aider à trouver votre place dans une nouvelle vie.
D’ailleurs j’ai une bonne nouvelle, le comité de recherche génétique est d’accord pour vous employer ! »
Le Major hésitait à se réjouir :
« Je ne suis pas un scientifique ? Je ne veux plus tuer des gens ! »
Son guide le rassura :
« Il n’y aura pas de gens à tuer ! Par contre vous devrez parcourir le monde pour trouver et prélever des souches génétiquement saines sur des donneurs, ce sera sans dommages pour eux mais très risqué pour vous, il vous faudra aller dans des endroits dangereux. »
Heinz respira soulagé :
« Pour moi rien n’est pire que de rester dans cet environnement, je n’ai rien à perdre ! »

--------------------------------------------------------

Quelques années terrestres plus tard….

Ville de Neu Dresde (Anciennement nommée Montgomery) ALABAMA.
Centre d’élimination par désintégration.
Cellule n° 1051

Heinz Hadrich, ex Major du Leitzreich, vêtu de la tenue blanc sale à rayures verticales, oripeaux réglementaires des condamnés, converse avec son compagnon de cellule :
« Je suis vraiment désolé de vous avoir entraîné dans ma perte, c’est le seul regret que j’ai aujourd’hui.
Je ne suis même pas effrayé par la désintégration progressive qui m’attends. Je sais que je vais me vaporiser lentement et que je vais souffrir.
Que mon agonie sera retransmise en direct tri D, que certains en seront effrayés et que d’autres savoureront le spectacle.
Mais je suis persuadé que j’avais raison, que l’unique solution pour sauver l’espèce humaine était d’utiliser les génomes que j’ai trouvés. J’ai parcouru le monde en tous sens, j’ai été battu, blessé, j’ai attrapé des maladies épouvantables.
Et c’est par miracle que j’ai rencontré cette tribu en centre Afrique, épargnée des pollutions de toutes sortes, c’étaient les seuls sur la planète qui possédaient un code génétique intact, aujourd’hui à cause de moi ils ont tous été désintégrés.
A coté de lui Kleiner Printz dans la même tenue lui posa la main sur l’épaule :
« Je ne vous en veux pas, ce monde ne me convient pas non plus je vais le quitter sans regrets, et je ne souffrirais pas comme vous ma faute étant moins lourde.
Mon chef d’accusation n’étant que ‘’Fréquentation de l’ennemi n°1 du Reich’’ j’ai eu droit à la mansuétude des juges et je serais vaporisé instantanément.
De plus ce monde va nous suivre dans le néant, car ils ont détruit la seule chance qu’il leur restait de sauver la race humaine.
Je ne peux m’empêcher de savourer l’ironie suprême de la situation. Et j’y penserais au moment de la vaporisation, ainsi je disparaîtrais un sourire aux lèvres.
LA SEULE SOLUTION POSSIBLE POUR SAUVER LA RACE SUPERIEURE DU LETZREICH, L’ESSENCE MEME DU NAZISME, C’ETAIT DE LUI GREFFER DES SOUCHES GENETIQUES PROVENANT D’UNE TRIBU DE JUIFS NOIRS. »

Et les bourreaux qui entrèrent dans la cellule pour conduire les condamnés dans le couloir de la mort, furent très surpris de les trouver secoués par une crise de rire inextinguible.

---------------------------------------------------------------------

EPILOGUE

Quelque part dans les limbes hors du temps et de l’espace.

Heinz Hadrich se réveille d’un long cauchemar il regarde à travers le pare brise du camion vert de gris défiler les paysages de la campagne polonaise sans les voir. A sa gauche le chauffeur semble dans un état second pas un mot n’a été échangé.
De même à l’arrière sous la bâche les hommes de troupe sont silencieux.
Après ce qui vient de se passer de quoi pourrait-on parler ?
Ce n’est pas de cette façon qu’il imaginait la guerre.
Il cherche, sans la trouver, sa Personlischemachine pour regarder la date, puis il réalise avec effroi qu’il se trouve en Pologne en 1941
Son intellect bouillonne :
« Ce n’est pas possible ! Tout çà ne va pas recommencer ! Les fusillades, les pendaisons, Treblinka ! Le Letzreich ! La désintégration ! »
Sur le bord de la route il devine une silhouette, il sait que c’est un jeune garçon chauve en haillons, il connaît le geste qu’il va lui adresser.
Il ordonne au conducteur d’arrêter le camion à sa hauteur. Il descend du véhicule, le rejoint
et lui demande :
« Qui es-tu ? »
L’enfant lui répond :
« Kleiner Printz ! »
Derrière eux le temps semble s’être arrêté personne ne bouge dans les camions.
Heinz sort son Luger :
« Je pourrais te tuer ? »
« En es-tu sûr ? Nous savons tous les deux que, la vie…, la mort…. Crois-tu que ce soit la meilleure solution ? »
« Quelle est la meilleure solution ? »
Implora Hadrich.
« C’est à toi de la trouver, tu auras toujours le choix, à chaque erreur, tu te retrouveras ici au point de départ. »
« Mais je ne peux pas changer le monde, la guerre ? »
Le jeune garçon précisa :
« Il y a quelques minutes tu pouvais me tuer, tu as changé d’avis et tu as progressé d’un cran, dans quelques heures tu pourras tuer des dizaines de malheureux, ou ne pas les tuer ! »
« Si je ne les tue pas c’est le peloton d’exécution ! »
Constata Heinz.
« Probablement, je n’ai pas dis que se serait facile ! Mais crois-moi, l’enjeu en vaut la chandelle. Ce sera long, difficile et douloureux, parfois je te rendrais visite…Au revoir Major ! »
Et Kleiner Printz s’en alla à travers la campagne.
Quand il eut disparu le bruit des moteurs de camion revint et le commandant l’interpella :
« Alors Heinz, fini de pisser, nous avons encore du travail, en route ! »

Fin du chapitre concernant le nazi.



CONTINUEZ AVEC LE PETIT PRINCE POUR RENCONTRER LES IMMORTELS,
LES REGULATEURS ET CONNAITRE L’AVENIR DE L’HUMANITE.

POUR ENCORE PLUS DE COMPREHENSION PARTAGEZ LES AVENTURES D’UN MAXIMUM DE PERSONNAGES AVANT DE TERMINER AVEC LE PETIT PRINCE.

 

 

 
Continuez avec le petit prince Ou choisissez un autre personnage ? 
Site déposé chez copyrightfrance